Un chemin particulier la pose et des mots

Un parcours artistique novateur et moderne. 

 

 

À propos de...

Vous me posez souvent la question:

- la nudité, les courbatures, la fatigue, le salaire, le droit d'image...

 

Les risques du métier:

- Les chutes: 12 ans de poses, 11 chutes ... Des supports qui s'effondrent ou qui s'ouvrent en 2, un corps qui bascule au sol ou qui voltige contre un mur. J'ai fait ces mauvaises rencontres, alors je me méfie des supports hasardeux pré-installés et souvent masqués sous un drap. 


- Les malaises:  Je ne supporte pas la chaleur en milieu fermé, tout comme les vapeurs des produits en peinture à l'huile. J'ai besoin d'un espace aéré et frais. 


- L'hygiène: Je suis particulièrement pointilleux sur le sujet, que ce soit l'hygiène personnelle (c'est une évidence) ou l'hygiène de la sellette. Ce n'est malheureusement pas le cas de tout le monde. Et en cette période de Covid, je suis encore obligé de nettoyer ma sellette parce que les modèles qui m'ont précédé ne sont pas capables de comprendre les règles élémentaires de l'hygiène.

"Quand ta pose est finie tu ranges ton drap". 

 

- Les pathologies: Je suis d'une extrême précision dans mon travail et dans mes postures, d'où l'absence totale de courbatures, et je ne souffre de rien. Tous les bobos que j'ai, osseux ou tendineux, viennent essentiellement de ma pratique du sport en plein air et d'une activité physique intensive.



- Les mauvaises rencontres: En 11 années de pratique je n'ai connu que très rarement des mauvaises expériences. Dans les petits ateliers cela n'arrive quasiment jamais, les dessinateurs sont respectueux du modèle. Juste à signaler un cas en province, quand parfois la bêtise s'invite.  A Paris c'est un peu plus fréquent, on trouve un peu de tout mais j'ai appris avec l'expérience à devenir prudent d'où une posture aujourd'hui très rigoureuse de ma part vis à vis de certaines écoles et ateliers pour lesquels je refuse de poser.

 

Ce n'est pas un caprice, juste la même rigueur qui a mené toute ma vie professionnelle. 

  

Le bruit:

Juste une phrase pour résumer ceci: J'aime le silence du bruit. J'aime le silence tout seul aussi.

En école ou en atelier du soir ma perception est différente. Une classe de 30 étudiants en école peut être bruyante, difficile de l'éviter, et j'y suis habitué, et dans la mesure où on ne tombe pas dans le vacarme. Le professeur est aussi là pour veiller au calme relatif. Un étudiant qui décroche et fait un peu de bruit pendant le cours parce qu'il fatigue cela arrive et c'est normal. J'y suis attentif. En fait je m'adapte toujours.  Le modèle doit s'adapter. 

En atelier du soir ce sont généralement des adultes qui dessinent...et papotent.  C'est la vie, et cela n'altère pas ma concentration. Chaque atelier a ses petites habitudes, il ne me viendrait jamais à l'idée de casser l'ambiance en imposant le plus parfait silence, ce serait bien prétentieux de ma part. 

 

 

La nudité: 

Elle fait souvent partie de la pose donc je l'ai apprivoisée. Elle est toujours accompagnée de pudeur, évidemment.  

 

La fatigue, les courbatures:

 Je n'ai jamais eu la moindre courbature en posant. Mais ce n'est pas une surprise. La fatigue est pour moi un mot étrange. Quand je suis en séance je pose, les dessinateurs sont venus pour dessiner et je suis là pour ça. 

 

L'immobilité:

Je n'oublierai jamais la promesse faite en avril 2009 à celles qui m'ont dit "Merci".

 

Le salaire: 

Etre modèle ne se résume pas à la seule notion de salaire. 

 

Le statut:  Je suis le modèle et le créateur de mes poses, c'est déjà beaucoup. Et je suis né pour être libre.  Je suis avant toute chose un modèle libre et indépendant, et seule la pose m'intéresse. 

 

La précarité:    Je suis né pour être libre, et j'ai grandi pour être libre. La précarité est un mot qui sonne faux dans mon métier artistique.

Une activité qui permet à quelqu'un de bien réussir sa vie ne peut pas être taxée de précaire.

J'ai fait ce choix de vie, aucune raison de m'en plaindre. 

  

Un droit d'image: Quelle valeur a mon image? Et aux yeux de qui?   Le sens même de mon métier est de poser, et d'être une personne inspirante, c'est cela qui fait ma valeur.

Il arrive que l'on me photographie quand je pose (cela arrive fréquemment) et je pense qu'il serait bien présomptueux de ma part de réclamer un droit d'image. 

  

En un mot, je suis ce que je suis, et c'est déjà pas si mal. 

 

 

Et parfois la question est posée: comment devient-on modèle?

La réponse ne tient pas en quelques lignes. Mais je préfère en parler de vive voix. Il n'y a pas de critères, juste l'envie et le sérieux, le reste suivra. 

 

 

Pour ma part je parle de ce que j'aime. 


à propos de la pose.

L'immobile
L'immobile

 

 

 

Et la pose vous la voulez comment? (01/11/2020)

 

- la pose nue: nous avons fini par nous adopter mutuellement, aujourd'hui je suis en accord avec elle. 

 

- la pose habillée:   C'est une pose qui me correspond bien en tant qu'artiste.

 

- la pose virtuelle: cela dépend surtout de l'environnement de travail, c'est à dire pour moi de l'espace et de l'éclairage. Cela dépend aussi du contexte . Je n'ai aucune réticence dans mes écoles avec les étudiants, et pour les cours adultes seuls 2 ateliers ont ce privilège.  En ces lieux nous travaillons en confiance mutuelle.